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Ne perdons pas le FIL !

Le FIL en quelques chiffres, c'est un budget de 6 M€ financé à 30 % par les aides de l'État et les collectivités locales, 21 M€ de retombées économiques (au minimum) pour le Pays de Lorient... et surtout 1 650 bénévoles qui oeuvrent nuit et jour pour faire vivre ce festival, 750 000 visiteurs pour la 47e édition cet été avec 81 000 billets de spectacles vendus  !

Qui dit mieux ? Le Festival interceltique, premier festival urbain de France, se plaît à Lorient et les Lorientais aiment leur festival. Bientôt la convention triennale avec la Ville prendra fin et devra être renégociée. Les défis à relever sont nombreux du fait, en particulier, de la hausse des coûts liés à la sécurité (300 000 euros de surcoût pour la municipalité) mais aussi de la nouvelle configuration de la place Jules Ferry qui aura des conséquences sur l'implantation du festival.

Concernant le premier point, des solutions pour accroître les ressources du FIL (et moins solliciter les subventions publiques) existent : rendre obligatoire le port du badge (5 €) pour accéder notamment à la grande parade qui pèse environ 200 000 € dans le budget du FIL... Rappelons que le défilé du festival de Cornouailles à Quimper, lui, est payant (8 €). Certes cette décision n'est pas facile à prendre pour la ville mais elle responsabiliserait également les festivaliers en les impliquant dans une démarche militante de soutien au FIL. Enfin, on peut imaginer que les établissements de restauration aux abords de la fête qui réalisent pour certains 15 à 20 % de leur chiffre d'affaires en 10 jours soient mis à contribution pour assurer la sécurité de leur clientèle dans une proportion raisonnable (c'est le cas durant la feria de Bayonne par exemple).

Par ailleurs, le nouvel aménagement de la place Jules Ferry offrira une belle continuité dans l'emplacement du festival qui pourra s'étirer entre la galerie du Faouëdic et les quais du port de plaisance. Il nous paraît en effet indispensable de conserver ce qui contribue à la belle réussite du festival et à son âme : à savoir un emplacement en plein coeur de ville. La fête foraine, qui attire également son propre public (différent des festivaliers d'après les forains eux-mêmes) n'a pas vocation à rester sur la place durant le FIL.

Gageons que la Ville et le festival trouveront un terrain d'entente pour que perdure ce moment fort de l'été dont nous sommes si fiers !

Permanences, 25 rue Marie Dorval :

  • 7/10 : Gaëlle Bois
  • 21/10 : Liliane Petre
Gaëlle Bois
Gaëlle Bois