A gauche l'union citoyenne, solidaire et écologiste

Simone de Beauvoir nous aura prévenu(e)s...

"N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant...". De Beauvoir était clairvoyante. Dans notre monde en crise, les droits des femmes sont remis en question. Au niveau mondial, européen, ce sont des millions de femmes victimes de violences multiples. Récemment, la mobilisation massive des Polonaises a permis de faire plier leur gouvernement, mais en Italie, en Irlande ou en Espagne, le droit à l'I.V.G. est limité ou très menacé. En France, des candidats à l'élection présidentielle, de droite ou d'extrême droite, envisagent l'interdiction de ce droit fondamental. Le climat actuel fait craindre de sérieuses régressions. À Lorient comme ailleurs, les femmes sont les premières victimes des violences économiques et sociales. Les associations, les maisons de quartiers, les centres sociaux mènent des actions réelles et concrètes, adaptées au territoire. Elles favorisent le respect des droits des femmes, l'intégrité de chacune, l'égalité entre les sexes, la lutte contre les stéréotypes qui nous enferment et limitent notre liberté. Dansc e contexte, la baisse de leurs subventions constitue autant d'atteintes à la lutte pour nos droits. L'austérité, que nous combattons, ne peut être l'excuse à ces nouveaux renoncements. Les subventions à ces structures, alliées de la cohésion sociale et du bien-vivre ensemble, doivent être rétablies.

Delphine Alexandre (delphinealexandre@mageos.com)
Delphine Alexandre (delphinealexandre@mageos.com)