A gauche l'union citoyenne, solidaire et écologiste

Éthique en toc

La question du bien vivre ensemble dans une société humaine équitable et sûre est une question centrale et nous participerions volontiers à une réflexion sur le sujet si nous y étions conviés.

Mais ce sujet essentiel suppose de commencer par parler clair et vrai. Pour cela la transparence est indispensable et les mots sont importants.

Pourtant, magie de la novlangue Orwellienne, dans la communication municipale les caméras de surveillance deviennent des " dispositifs de vidéoprotection ". Pour justifier leur déploiement, on nous dit qu'" une étude a conclu à la recommandation de l'installation " de ces dispositifs, mais cette étude n'est pas mise en débat, ni même fournie aux conseillères et conseillers.

Pour faire passer la pilule, on vote donc une instance qu'on nomme "Comité d'éthique", alors qu'elle n'en a aucune caractéristique.

En effet ce comité qui devrait être une instance de contrôle de la mise en oeuvre de la vidéo-surveillance :

  • est composé majoritairement de gens ayant décidé cette mise en oeuvre ou chargés de l'appliquer
  • est présidé par le chef de l'exécutif local
  • et, cerise sur le gâteau, ses avis et recommandations sont confidentiels (page 5 de la charte du comité en question).

Un tel machin est tout ce qu'on veut, mais pas un comité d'éthique.

La question de la sécurité mérite une vraie réflexion partagée, au lieu de quoi on nous sert dissimulation et enfumage sémantique. C'est moche.

Paul Cornic (delphinealexandre@mageos.com)
Paul Cornic (delphinealexandre@mageos.com)