L'Enclos du port

Tour de la Découverte
Tour de la Découverte

La Tour de la Découverte

Construite pour la première fois en 1737 sur l'emplacement du réservoir, la tour de la découverte est détruite à deux reprises par la foudre en 1751 et 1784. En 1786, elle est réédifiée sur la colline du Faouëdic par l'architecte Philippe Guillois qui la dote alors d'un paratonnerre.

Il s'agit d'une tour de guet permettant de signaler l'approche des navires et de surveiller d'éventuelles manœuvres de contrebande sur les côtes de l'île de Groix. Egalement appelée tour de reconnaissance ou tour des signaux, elle est équipée au cours du XXème siècle d'une coupole qui abrite un projecteur de signalisation permettant des communications optiques entre les établissements maritimes de Lorient.

Les moulins

Les moulins
Les moulins

La Compagnie des Indes fait élever deux moulins sur la colline du Faouëdic : le premier en 1677, le second en 1719. Construits en moellons et couverts d'ardoises, ils mesurent chacun 25m de haut et possèdent un escalier intérieur desservant les différents niveaux. Il s'agit probablement de reconstructions et non des moulins d'origine.

Ces moulins à blé fournissaient la farine nécessaire à la confection du pain et des biscuits de mer qui nourrissaient les ouvriers du port ainsi que les équipages.

Les moulins étant rendus inopérants après une violente tempête en 1825, la meunerie est totalement supprimée et le moulin situé à l'est est transformé en observatoire, puis en musée de la Marine. L'autre sert au XIXe siècle de logement au gardien-guetteur avant d'abriter plus récemment le carré des officiers de l'Etat Major.

Il est aujourd'hui accessible lors de visites découvertes ou d'ateliers pédagogiques.

L'Hôtel Gabriel

Les pavillons de l'Hôtel Gabriel
Les pavillons de l'Hôtel Gabriel

Au début du XVIIIe siècle, les activités de la Compagnie des Indes sont concentrées à Lorient : construction navale, armement et désarmement des navires, entreposage et vente des marchandises. Il devient alors indispensable de bâtir une cité commerciale digne des ambitions de la Compagnie. Jacques V Gabriel, architecte du roi, est très tôt sollicité pour édifier " des bâtiments majestueux d'un faste vraiment royal " dans l'Enclos du port. Il prévoit de réunir sur les rives du Scorff le magasin de stockage des marchandises, la salle des ventes et le logement des directeurs de la Compagnie. Ce bâtiment s'avère finalement trop modeste pour accueillir les ventes et les logements.

Gervais Guillois et Louis de Saint-Pierre proposent alors un édifice aux portes de l'Enclos. Deux pavillons, prolongés par deux ailes latérales, devaient encadrer un corps de logis central aux proportions plus imposantes, mais qui ne fut jamais construit. La salle des ventes est aménagée dans le pavillon ouest. Bâti en pierres de taille de granit en partie basse et calcaire plus tendre et plus clair pour l'élévation, le bâtiment arbore une ordonnance classique très symétrique. Mais de subtiles variations se glissent dans les éléments décoratifs et le jeu des fenêtres. La respiration donnée par la place d'armes, au nord, et le jardin aménagé à la française, au sud, met en valeur la qualité du bâtiment et lui confère toute sa majesté.

Au XIXe siècle, l'Hôtel Gabriel devient le siège de la préfecture maritime. Les façades et toitures sont classées Monuments historiques en 1930. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent les lieux et construisent en sous-sol une cave et un blockhaus. Incendié lors des bombardements de 1943, l'édifice est reconstruit à l'identique en apparence mais les aménagements intérieurs sont remaniés pour accueillir la Marine nationale. Acquis en 2000 par la Ville de Lorient, l'Hôtel Gabriel abrite depuis 2008 le service de l'Animation de l'architecture et du patrimoine. En 2010, les Archives municipales s'établissent au premier étage de l'aile ouest tandis que le rez-de-chaussée ouvre au public ses salles d'accueil, de documentation, d'ateliers et d'expositions.

 

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La place d'armes

Vue prise depuis la Tour de la Découverte, au premier plan la place d'Armes au début du XXe siècle - collection Crolard (coll. AML)
Vue prise depuis la Tour de la Découverte, au premier plan la place d'Armes au début du XXe siècle - collection Crolard (coll. AML)

De la porte de l'Arsenal, on accède à la place d'armes, bordée au sud par les deux pavillons Louis XV édifiés par l'architecte Gabriel pour le compte de la compagnie des Indes.

De belles dimensions, 99 m x 66 m, elle est conçue comme la plupart des bâtiments de cette zone entre 1740 et 1742. Les prises d'armes, les revues militaires, les fêtes organisées par la Marine entre autres avaient lieu sur cette place qui était ouverte au public.

Un kiosque à musique, aujourd'hui disparu, occupait le centre de la place.

La maison de l'imprimeur

La maison de l'imprimeur
La maison de l'imprimeur

Située en contrebas de la colline du Faouëdic, la maison dite de " l'imprimeur " abrite au XVIIIe siècle l'imprimerie de la Compagnie des Indes qui édite les catalogues de ventes des marchandises pour les ventes de la première quinzaine d'octobre ainsi que des documents d'informations commerciales. L'Enclos du port, véritable ville marchande, est donc doté dès le XVIIIe siècle d'un important secteur éditorial.

La maison de l'imprimeur est le seul vestige du " Péristyle ", vaste ensemble architectural dessiné par Jacques V Gabriel, servant d'entrepôt aux marchandises.Depuis 2003, le siège de l'association Cap sur Anita Conti y est installé

Le réservoir

Le réservoir
Le réservoir

Construit en 1875 par l'ingénieur Edouard Angiboust sur le réseau d'alimentation en eau de la Compagnie des Indes, le réservoir dit " de la haute cour des travaux maritimes " permettait de stocker l'eau utilisée dans l'arsenal.

D'une capacité de 3105 m3, il est en grande partie enfoui et recouvert d'un remblai végétal. Plutôt que la pierre de taille, c'est un béton de ciment de Portland qui a été utilisé ici à titre expérimental pour édifier les voûtes portées des piliers.

Inutilisable depuis la Seconde Guerre mondiale, le réservoir est ouvert dans le cadre de visites guidées depuis 2000. Son atmosphère et sa résonance particulières se prêtent également à des expérimentations artistiques.