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C'est l’un des plus anciens édifices de Lorient. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 12 novembre 1934.
Il est probable que l’édifice primitif fut un oratoire. La chapelle actuelle a été construite dans la seconde moitié du XVe siècle, par les seigneurs du château de Trefaven situé sur la même rive du Scorff.
Dominant un gué (Ker an trech = le village du gué), la chapelle est placée sous la protection de saint Christophe ("Porte Christ" en grec). Au XIXe siècle, la chapelle a servi d’église paroissiale pour le faubourg de Kerentrech. Depuis la construction de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (1846), elle est retombée au rang de simple chapelle.
Clocher
Le clocher primitif, entièrement appareillé en granit avec une lucarne, fut remplacé provisoirement par un clocher recouvert d’ardoises en 1832. Il fut remodelé en 1895 et remanié après la seconde guerre mondiale. Dominant une tourelle, tourelle, le clocher actuel est formé de neuf colonnettes de style corinthien, ornées de trèfles non ajourés. La cloche "Marie- Perrine" de Evrard et Victor Trouvé est fondue en 1862.
La chapelle bénéficie d’une première restauration en 1936 et d’une seconde en 1956.
D’une grande homogénéité, l’édifice témoigne de l’architecture religieuse locale.
Façade sud-ouest
La façade sud-ouest, dans sa forme actuelle, est transformée en 1895 pour soutenir le clocher reconstruit en pierres. Elle est animée par un portail en anse de panier, surmonté d’un fleuron (ornement sculpté en forme de fleur entouré de feuillages). Il est encadré par des colonnes engagées (colonnes faisant corps avec un mur) portant un arc à peine brisé à trois voussures (courbures d’une voûte ou d’un arc) montant jusqu’au sommet du pignon.
A l’extérieur de l’entrée, un calvaire est érigé en 1935, en remplacement d’une vieille croix en bois, enterrée en septembre 1906, à l’issue de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Il s’agit d’un don d’une famille lorientaise.
La décoration des rampants (toute partie inclinée d’un édifice), des contreforts (blocs de maçonnerie élevés en saillie sur un mur pour l’épauler ou le renforcer), des portes et des fenêtres est dans le style flamboyant du XVe siècle.
Nef
La nef de trois travées communique avec le bas-côté nord par de grandes arcades dont les archivoltes (ensemble des courbures d’une voûte ou d’un arc) pénètrent dans des piliers rectangulaires.
Le vaisseau rectangulaire est recouvert d’une charpente à sablières (pièces de bois longitudinales qui reçoient les éléments de charpente) et entraits (pièces en bois horizontales faisant partie de la charpente) sculptés, avec lambris en bois bleu. Il est flanqué d’un bas-côté au nord, dont une partie est occupée par la sacristie.
Un baptistère du XVIIe siècle, provenant de la chapelle de la Compagnie des Indes est installé à l’entrée de celle-ci.
Choeur
La nef est terminée par un choeur à trois pans coupés avec une toiture à noues multiples (angle rentrant par lequel deux combles se coupent), suivant le type lancé par l’atelier morlaisien "Beaumanoir". Philippe Beaumanoir exerce son influence sur l’architecture du Léon, de la Cornouaille, du pays de Baud et tout le long de la vallée du Blavet (exemple : d’Hennebont). D’une grande sobriété, le chevet est percé de trois baies, séparées par des contreforts surmontés de pinacles (couronnement d’un contrefort orné se terminant en cône). La baie centrale, plus large, renforce l’axe de la nef et du choeur. Les baies des pans coupés assurent l’éclairage latéral du maître-autel. Dans le choeur, des naissances d’ogives en pierre amorcent une voûte qui ne fut jamais construite.
Dans l’entrée de la nef, à gauche, une porte moulurée du XVIe siècle, surmontée d’un arc à anse de panier, donne accès à la tribune de construction récente.
Un bénitier en granit datant du XIXe siècle, composé d’une cuve bombée et polygonale, est situé dans la partie ouest de la nef, à gauche en entrant. Deux anges sculptés sur les côtés du bénitier, tenaient une cordelette. Seul un des anges est conservé.
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Les vitraux primitifs sont détruits pendant la seconde guerre mondiale, une partie de l’agencement intérieur et du mobilier est brûlée.
Attribués à l’atelier Hubert de Sainte Marie de Quintin, les vitraux actuels, de facture moderne, sont posés en 1956.
Dans le choeur, trois vitraux à meneaux (montants en pierre qui séparent une fenêtre par le soufflets (ajours caractéristiques du gothique flamboyant), illustrent la vie de saint Christophe.
L’une des baies est structurée par un meneau en forme de fleur de Lys. C’est une particularité bretonne de la fin du XVe siècle. Un vitrail représentant saint Christophe portant l’Enfant Jésus et deux baies recouvertes de vitrerie géométrique colorée, illuminent le bas-côté.
La vie du saint est représentée sur les 10 panneaux de la maîtresse-vitre (au centre) :
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